Archives Mensuelles: octobre 2011

Fureur de lire : animation « Voyage autour du goût »

Dans la cadre de la Fureur de lire, la bibliothèque a accueilli, ce mercredi 26 octobre, une douzaine d’enfants pour un « Voyage autour du goût ».

Au départ d’un conte « gourmand », l’animation avait pour objectif de faire (re)- découvrir les sens et leurs rôles respectifs quand nous passons à table, les saveurs, le goût, le tout dans une ambiance ludo-pédagogique, très conviviale.

Les enfants ont ainsi  pu s’exprimer au travers de questions-réponses, humer, toucher, goûter différents aliments.

 Regroupés  ensuite en 4 familles (les sucrés, les salés, les amères et les acides), l’animation s’est poursuivie par un petit jeu au cours duquel chaque équipe (« famille ») devait rassembler un maximum d’informations lui correspondant : aliments illustrant la saveur, photo de l’aliment à l’état naturel, définition de la saveur, expressions et livres en relation avec le sujet et également des aliments représentatifs que l’on pouvait goûter. Chaque famille s’est ensuite présentée aux autres.

Pour clôturer ce chouette moment passé ensemble, les enfants ont préparé de la limonade et des petites barquettes de thon, qu’ils ont évidemment pu…. déguster !

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Merci à l’équipe de l’accueil extra-scolaire pour sa collaboration.

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Jolie soirée

Vendredi dernier, 14 octobre, nous avons eu le plaisir d’accueillir l’auteur belge Bernard Tirtiaux. Cette rencontre s’est déroulée dans le cadre de la Fureur de Lire et des ‘Vendredis soirs’ organisés par le Centre Culturel de Marchin. Après un petit repas en toute simplicité, l’auteur et maître-verrier a, de sa voix grave et chaude (inutile de lui proposer un micro…), lu plusieurs extraits de ses livres, après les avoir préalablement situés au coeur de chacune de ses intrigues. Ce fut l’occasion pour lui de nous donner un nouvel éclairage sur ses histoires, d’ apporter des détails sur leur genèse ou de les enrichir d’anecdotes personnelles.

Parmi les quelques quarante personnes présentes, plusieurs ont ensuite pu interroger plus avant l’auteur. Une séance de dédicaces a terminé la soirée, enfin pas tout-à-fait : certains se sont retrouvés ensuite autour d’un verre et n’ont pas tari d’éloges sur ces deux heures passées en compagnie d’un homme charmant, conteur et lecteur hors pair. Une bien belle soirée et une expérience que nous tenterons sans aucun doute de réitérer.

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Fureur de Lire : Rencontre avec Bernard Tirtiaux ce vendredi 14 octobre

Dans le cadre du« Vendredi Soir » et de la « Fureur de Lire », le Cercle de Lecture de la Bibliothèque et le Centre Culturel de Marchin vous convient à une
Rencontre avec Bernard Tirtiaux ce Vendredi 14 octobre 2001, dès 20h

Au Bistro, Centre Culturel, Place de Grand-Marchin à 4570 Marchin
Ouverture du Bistro dès 18h30, possibilité de petite restauration : lasagnes et/ou lasagnes végétariennes : 7 € (rés. souhaitée au 085/27.04.21)
Ouvert à toutes et tous, entrée libre

Né à Fleurus en 1951, Bernard Tirtiaux est un maître verrier de renom. Créateur de plus de 500 vitraux ainsi que d’une « cathédrale de lumière » qui occupe le centre
géographique de l’Europe à Viroinval, il est aussi l’auteur d’une oeuvre littéraire qui va du roman aux poèmes en passant par la chanson et le théâtre. Son premier
roman, ‘Le Passeur de Lumière’ est publié en 1993. Il sera suivi en 1995 par ‘Les sept couleurs du vent’ et en 1998 par ‘Le Puisatier des Abîmes’. Cette année 2011
a vu la sortie simultanée de son dernier roman, ‘Prélude de Cristal’, ainsi que d’un recueil de poèmes, ‘Lueurs’.
En ce 14 octobre 2011, Bernard Tirtiaux nous fera le plaisir de lire quelques extraits de son oeuvre, extraits choisis par les membres du Cercle de Lecture de
la Bibliothèque Marchin-Modave. La soirée se poursuivra par des échanges en toute simplicité avec le public.

Avec la Collaboration du Ministère de la Communauté française (Service de la Lecture Publique) et de la Commune de Marchin

Deux bandes dessinées ‘coup de coeur’


Encore une fois, Manu Larcenet se met lui-même en scène dans le rôle du dessinateur de bande dessinée. Ici, il endosse le rôle de ‘Demi-Lune’, un disciple désireux d’améliorer son trait d’artiste mais également en quête du ‘Sens de la vis’. Son ‘maître’ arrivera-t-il à lui transmettre non seulement ce savoir qui lui manque, mais également la sagesse tant recherchée ?

Après ‘Le retour à la terre’, Ferri et Larcenet nous offrent ici deux petits bijoux de bande dessinée presque méditative. Si les dialogues –humour absurde et citations comme sorties d’un recueil d’aphorismes tibétains- comptent pour beaucoup dans la réussite de l’ensemble, le dessin de Larcenet se fait de plus en plus personnel et, sous de dehors de simplicité extrême, l’on devine en fait un travail et une maîtrise remarquable. 

Plus sérieuse, tout en ménageant quelques pointes d’humour, ‘L’art de Voler’, une bd traduite de l’espagnol. Après le suicide de son père en 2001, Antonio Altarriba entreprend de raconter la vie de celui-ci en bande dessinée. Il se met en scène, et le ‘je’ devient alors cet autre Antonio, ce père témoin d’un siècle tumultueux, au cœur d’un pays pauvre et en proie à d’incessantes luttes : l’Espagne.  On le suit alors, de son enfance difficile à la campagne à son exil très rapide vers la ville pour fuir un mode de vie qu’il n’aime pas, et surtout un père et deux frères qui le briment. Son arrivée en ville va l’éveiller à la politique, l’amitié viendra ensuite. Il fera  des rencontres déterminantes lors de son service militaire, puis, plus tard lors de son incorporation dans l’armée républicaine en lutte contre les franquistes. Au travers de ses pérégrinations, on le voit lutter finalement toujours pour la même cause : la liberté. Que ce soit contre l’Eglise catholique, contre sa femme devenue bigotte, contre les soldats franquistes ou encore contre son père qui l’empêchait d’entreprendre de véritables études, c’est toujours à abattre des murs et à s’envoler que travaillait Antonio. Une superbe bande dessinée, dans la lignée du ‘Mauss’ d’Art Spiegelman : mêmes petites cases en noir et blanc et dialogues nombreux, et même objectif : rendre compte de la vie d’un  père sans oublier de raconter une bonne histoire.