Archives Mensuelles: novembre 2013

De Pittau à … Gervais : Espoxition : les enfants mis à l’honneur en cette fin d’année !

Le Centre culturel de Marchin accueille en ce moment et jusqu’au 5 janvier,  une exposition fantastique destinée aux enfants, aux amateurs de littérature jeunesse et qui, gageons-le, ne laissera personne indifférent.

Fonctionnant de manière ludique et interactive, cette ESPOXITION a été conçue par le Centre culturel Les Chiroux. Elle circule en province de Liège depuis plusieurs mois et propose une ouverture vers le monde des livres, avec pour chaque oeuvre exposée, la possibilité de consulter sur place l’ouvrage dont elle est extraite ou inspirée.

Modules, imagier géant sous forme de dominos, livres à volets, à rabats, cadavres exquis, images cachées, fil rouge : tout a été mis en place pour que les enfants, dès leur plus jeune âge, soient conquis. L’univers de Pittau et Gervais est mis en lumière de manière remarquable !

La Bibliothèque de Marchin-Modave est pleinement associée à cet événement et collabore aux animations proposées aux écoles de de la région. Ce sont en effet plus de 500 enfants qui, avec leurs classes, découvriront ce monde magique dans les prochaines semaines.

Deux animations spécifiquement dédiées aux familles se dérouleront les dimanches 1er et 29 décembre (10h30 – durée : 60 minutes – dès 3 ans – animation gratuite, sur réservation au 085/413538).

Bonne découverte !

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Coup de coeur : « Confiteor » de Jaume Cabré

confiteor

Si un roman devait se voir affublé de l’étiquette ‘irrésumable’, c’est sans doute celui-ci. D’une richesse et d’une beauté comme on n’en rencontre que rarement, « Confiteor », de Jaume Cabré, défie véritablement les lois de la narration tant il mélange les époques, les points de vue, les lieux et les personnages. Au point que l’auteur entame une phrase avec un personnage bien précis, planté dans notre époque, pour terminer quelques mots plus loin en un autre lieu, en pleine Inquisition espagnole. Le tour de force étant que l’on ne se sente pas perdu et que toujours l’envie de poursuivre la lecture nous tienne.

Un personnage central néanmoins : Adrià Ardevol, qui nous est présenté dès sa plus jeune enfance et que nous suivrons tout au long de son existence. En tentant de démêler les origines de la fortune de ses parents et de cerner les dessous de certains objets qui l’entourent, c’est au travers de plus de cinq siècles d’histoire européenne que nous entraîne Adrià, avec en point de mire la question des sources du mal. Touffu, éclectique, superbement écrit et passionnant de bout en bout !

Wallangues : c’est mercredi!

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Coup de coeur : William Boyd

brazzaville plage

Ethnologue fraîchement diplômée, Hope Clearwater se voit proposer un poste dans un centre de primatologie implanté dans un coin reculé d’un lointain pays africain. Celui qui lui propose l’emploi n’est autre qu’Eugène Malabar, sommité dans le domaine et fondateur du centre. Le travail de Hope se révèle assez simple et néanmoins passionnant : il s’agit d’observer un groupe de chimpanzés selon la méthode mise au point par Malabar, soit une immersion complète de l’observateur au cœur du groupe des observés. Très vite, Hope va se rendre compte de l’autoritarisme sournois dont fait preuve Malabar dans la conduite du centre. Impossible pour qui que ce soit de ne pas respecter les consignes du patron, et encore moins de contester sa vision des relations entre les singes. Et c’est justement là que le bât blessera : Hope constatant que ‘tout n’est pas beau et gentil’ parmi les chimpanzés et que certains d’entre eux peuvent adopter des comportements presque trop humains, elle s’en ouvrira à Malabar, non sans conséquences.

Publié en 1991, ce roman de William Boyd mérite de ne pas être oublié, d’être découvert ou redécouvert tant l’auteur était à ce moment en pleine forme et nous livrait une histoire superbe, une intrigue foisonnante, pas du tout didactique, et dans laquelle la gravité et l’humour se répondent parfaitement.  Qu’ils soient strictement humains ou non, les personnages mis en scène se révèlent de la trempe de ceux que l’on n’oublie pas si facilement et, bien que cantonnées dans un cadre très limité, leurs parcours confinent à l’universel.