Archives Mensuelles: avril 2015

Emprunt de livres numériques : l’offre s’élargit

Depuis plusieurs mois, votre affiliation à la bibliothèque vous ouvre l’accès à l’emprunt et la consultation de livres numériques via deux sites internet : Numilog et Bibliovox

Sur initiative de la FWB, un troisième site vous est dès à présent accessible : Lirtuel.  Il vous donne accès aussi bien à des romans qu’à des essais que vous pourrez emprunter, comme dans Numilog pour une durée de 30 jours, avec la même limite de 3 livres simultanés.  Avant de pouvoir réellement emprunter des livres sur cette plateforme, il vous est demandé de vous inscrire sur le site http://samarcande-bibliotheques.be et de choisir un identifiant et un mot de passe. Votre inscription devra ensuite être validée par nous, vos bibliothécaires. Cette étape franchie,  la procédure d’emprunt est très simple et ressemble de très près à celle en place sur Numilog. N’hésitez pas à vous reporter à l’onglet « Aide »  proposé sur le site de Lirtuel : cette partie du site est très utile et vous explique très clairement les différentes étapes de l’emprunt.2015-04-03 09_33_22-Lirtuel

Pour rappel, cinq liseuses électroniques sont empruntables à la bibliothèque, et nous restons à votre écoute pour toute demande d’explication concernant les trois sites auxquels vous avez accès.

Par ailleurs, une séance d’information concernant la lecture numérique est prochainement prévue dans notre local informatique (EPN, 1er étage de la Bibliothèque de Marchin). Si vous avez des questions sur l’accès à ces sites et sur leur utilisation pratique, nous y répondrons avec plaisir le 27 mai, dès 14h à la bibliothèque. Plus d’info sur cette séance par là =>

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Nous les avons lus et aimés

atkinson« Une vie après l’autre » de Kate Atkinson

Ce dernier roman de Kate Atkinson s’ouvre sur un assassinat, dans l’Allemagne de 1930, pour nous replonger tout aussi vite 20 ans plus tôt, au sein d’une famille anglaise qui accueille son dernier-né, une petite fille, Ursula.  Au fil des chapitres la vie s’anime, la famille s’agrandit, la guerre débute et … tout se rembobine pour prendre une autre voie. Car la vie d’Ursula n’a rien de linéaire. Chaque retour en arrière l’engage sur d’autres rails et l’amène vers un autre destin.

Vous êtes fan de Kate Atkinson ? Vous y retrouverez son petit monde attachant, ses histoires tendres mais jamais mièvres et ses romans à tiroirs. Et de tiroirs, ici, il en est beaucoup question. Ils demandent d’ailleurs une lecture plus soutenue que les romans précédents. Vous ne connaissez pas encore ? Plongez-vous d’abord dans les valeurs sûres, comme « La souris bleue », grand succès très mérité, drôle, attendrissant, policier et … sanglant (!!!), excellente introduction à son style et à son univers. Vous avez vu à la télé les aventures de Jackson Brodie et vous avez aimé ? Plongez-vous alors dans les romans qui en sont à l’origine : « La Souris bleue », « Les Choses s’arrangent mais ça ne va pas mieux », « Parti tôt, pris mon chien », et voyez comment la  plume de K. A. mêle légèreté et drame et fait de vous le complice de personnages que vous avez l’impression d’avoir toujours connus.

legardinier« Ça ne peut pas rater » de Gilles Legardinier

« À partir de maintenant, je renvoie les ascenseurs et je rends la monnaie de toutes les pièces. » Brutalement larguée par son amoureux, Marie décide de relever la tête : elle ne sera plus la serpillère sur laquelle on s’essuie les pieds ! A elle revanches, sabotages et plans foireux en tout genre. Car, évidemment, on ne s’improvise pas si facilement Reine du Coup-qui-porte. Bien entourée d’amies et collègues aussi déjantées qu’elle, elle se lance dans une croisade très inspirée contre ces hommes qui lui ont pourri l’existence, à commencer par son boss.  Désopilant d’un bout à l’autre, ce roman vous entraine en un claquement de doigts dans la peau de cette fille si incroyablement dynamique et créative. Ecriture riche, rebondissements à foison, bonne humeur garantie, on est très loin du roman d’amour compassé ou de l’aventure pour jeunes filles qu’on pourrait deviner derrière la couverture… (Si vous associez d’ailleurs le chat des couvertures de Legardiner à roman pour mémères – ou roman pour fifille-, erreur ! Ne vous laissez pas arrêter ! Comment un homme peut-il décrire avec autant de justesse et de drôlerie la vie d’une jeune femme ? ) A découvrir !

besson« Vivre vite » de Philippe Besson

On ne peut pas ne pas reconnaître sur la couverture du dernier roman de Philippe Besson, le beau James Dean. Mais que sait-on de lui finalement ? Qu’il est un jeune homme pas tout à fait comme les autres qui est devenu une icône en trois films à peine et qui s’est tué dans un accident de voiture, à l’âge de 24 ans ?

Philippe Besson avait envie de partager avec ses lecteurs un portrait de James Dean tout en intimité et simplicité. Il a choisi pour ce faire d’écrire un  roman choral, donnant tour à tour la parole à Jimmy mais également à des personnages importants qui l’ont côtoyé : ses parents, sa tante Ortense Winslow, son entraîneur de basket-ball au lycée (car oui, sous ses airs nonchalants, c’était un garçon doué pour le sport et qui aimait bouger), son professeur au lycée de Fairmont (petite bourgade de l’Indiana où il passa son enfance). Scénariste, comédiens, réalisateurs, amoureux/amoureuses se livrent avec émotion sur ce jeune gars insaisissable. Cette biographie romancée nous laisse découvrir au fil des pages les multiples facettes de ce garçon fragile, attachant, rebelle, insolent.

Explorateur de l’intime et cernant à merveille les  êtres qu’il dépeint dans ses livres, Philippe Besson signe, une nouvelle fois, un roman juste et touchant.

verhulst« Comment ma femme m’a rendu fou » de Dimitri Verhulst

Parce qu’il ne supporte plus d’entendre le plus insignifiant de ses gestes quotidiens critiqué par son épouse -qu’il qualifie d’ailleurs de « gendarme »- Désiré Cordier décide de simuler la maladie d’Alzheimer. Lui qui était bibliothécaire, ordonné, respectueux et qui évitait de se faire remarquer en toute occasion, le voici déambulant dans la ville, l’air perdu, sortant d’un magasin de vêtements sans payer ce qu’il a essayé et gardé sur lui, ou revenant avec un nouveau grille-pain alors que son gendarme l’avait envoyé acheté un gâteau. Le plaisir de cette liberté retrouvée le conduit à pousser toujours plus loin l’expérience : au plus Désiré se comporte-t-il au mépris des simples convenances, au plus son épouse s’énerve-t-elle, et au plus Désiré éprouve de la joie à cette vengeance tardive. Et tant pis pour les conséquences. Car celles-ci ne se font pas trop attendre, et Désiré se retrouve bien vite en maison de repos. Là, son toujours faux Alzeihmer ne pourra qu’empirer car pour lui, le retour au domicile est tout simplement impossible, tant la vie au loin de son épouse, même malade, incontinent et à moitié fou, lui semble-t-elle paradisiaque.

Par l’auteur du formidable « La merditude des choses » (tout aussi conseillé et toujours disponible dans votre bibliothèque), une farce drôlatique dans ses exagérations et qui en même temps pointe très justement -et parfois avec beaucoup de tendresse- les aléas du mariage, de la vieillesse et de la paternité.

tong« Pardonnable, impardonnable » de Valérie Tong Cuong.

Par un bel après-midi d’été, Milo, 12 ans, le fils de Céleste et Lino, fait une chute à vélo. Il est emmené inconscient au service des urgences, puis c’est l’opération, l’hospitalisation. Et soudain tout s’écroule, car les médecins, bien que confiants, ne veulent pas trop se prononcer sur la suite. A son chevet accourent ses parents mais aussi Jeanne, sa grand-mère maternelle, omniprésente. Que faisait Milo sur cette route de campagne alors qu’il devait réviser avec sa tante Marguerite, la sœur de Céleste? Chacun cherche un coupable…

L’auteur nous emmène au cœur d’une famille bien sous tous rapports, en apparence. Cet accident va l’ébranler, la dévaster et surtout amener à délier les langues et faire éclore les non-dits et les mensonges.

En donnant la parole à chacun des protagonistes et en faisant ainsi alterner les points de vue, Valérie Tong Cuong insuffle beaucoup de dynamisme à la lecture et tient son lecteur en haleine. L’écriture est à la fois fluide et intense.

Alors, finalement, qu’est-ce qui est pardonnable, impardonnable ? Où se trouve la limite, à qui faire confiance ?