Archives Mensuelles: mai 2015

Ateliers tablettes et lecture numérique ce mercredi 27 mai

Ce mercredi 27 mai, on commence par un atelier de perfectionnement à l’utilisation de la tablette numérique (à 10h) et on continue avec une petite formation sur la lecture numérique (à 14h). Participation gratuite! Pour plus d’info, cliquez sur les liens ci-dessous :

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Nos conseils de lecture

schneck« Dix-sept ans » de Colombe Schneck 

1984, dix-sept ans, le BAC qui approche, un amant (pas un amoureux !), et une entrée soudaine et fracassante dans le monde des adultes quand Colombe découvre qu’elle est enceinte. Des parents médecins, ouverts, tolérants, qui votent à gauche. Vient l’avortement, choisi mais pas pour autant anodin. Surtout pas anodin.

Il a fallu 30 longues années avant que Colombe Schneck ne s’autorise à parler de ce jour du printemps 1984. Pas un mot, même à ses amis les plus proches. Gêne, honte, tristesse…

Ce très court récit nous rappelle que l’interruption de grossesse (un droit durement acquis) n’est jamais vécu comme quelque chose de confortable ou de banal. C’est un moment qui bouleverse, qui marque à vie.

Faire marche arrière serait une réelle insulte pour ces milliers de femmes qui se sont battues avec courage et ténacité pour éviter des avortements clandestins à leurs concitoyennes. Ce droit à interrompre sa grossesse, cette possibilité de choisir, ne doit disparaître sous aucun prétexte qu’il soit politique, religieux ou philosophique car avorter ne se fait jamais de « gaieté de cœur » ni par convenance.

ecrivains américians« L’Amérique des écrivains » de Pauline Guéna et Guillaume Binet 

Pendant un an et demi, Pauline Guéna –écrivain- et Guillaume Binet –photographe- ont sillonné l’Amérique en camping-car, accompagnés de leurs quatre enfants. Leurs principales étapes étaient consacrées à une rencontre avec un écrivain, dans son cadre, sa maison, sa ville. Alors que Pauline se charge de l’interview –elle y consacre un grand temps de préparation en lisant ou relisant les œuvres des futurs interviewés- son compagnon capture des lieux, des instants, des visages avec son appareil photo. En résulte ce gros et beau livre qui nous invite à la rencontre d’une partie des meilleurs auteurs américains contemporains (Laura Kasischke, Dennis Lehane, Richard Ford, James Lee Burke ou encore David Vann ; ils sont 26, impossible de les citer tous…) : leurs interviews nous éclairent aussi bien sur la littérature, sur leurs livres, ceux des autres, que sur la situation politique et sociale de leur pays. Par son côté très vivant, décontracté et accessible, « L’Amérique des écrivains », magnifiquement illustré, est destiné à toucher le plus grand nombre de lecteurs : passionnés de littérature, voyageurs curieux ou amateurs de photographie.

zombies« Ma famille normale contre les zombies » de Vincent Villeminot et Yann Autret

Gros coup de cœur pour ce roman pour adolescents, tant il sort des sentiers battus. Le style et le  vocabulaire évitent toute simplification, la présence de nombreuses illustrations laisse parfois penser qu’on se trouve en plein roman graphique et, surtout, l’histoire, complètement déjantée, entraîne le lecteur vers le fantastique pur (les zombies) mâtiné d’un humour ravageur, très branché et très absurde. Si l’on vous révèle que les auteurs tiennent en très haute estime les Monty Python, René Goscinny et Pierre Desproges, cela vous donne une assez bonne idée de ce qu’ils nous livrent ici ?  En très résumé, l’intrigue tourne autour d’une famille dont aucune membre n’est insipide, inodore ou incolore, et qui se voit confrontée à une invasion de zombies alors qu’ils sont en vacances en Bretagne. À ne surtout pas prendre au premier degré !

guéraud« Plus de morts que de vivants » de Guillaume Guéraud 

Encore un roman pour adolescents ici, mais qui devrait lui aussi plaire aux adultes amateurs de films d’horreur. Guillaume Guéraud est un habitué du genre. Dans « Déroute sauvage » déjà, il racontait la fuite d’une bande de jeunes qui, après avoir été victimes d’un accident de car dans une zone montagneuse complètement isolée, se voyaient pourchassés par des êtres mi-humains, mi-sauvages, dont le seul objectif était de dévorer les autres humains qu’ils croisaient. Soyez prévenus : Guéraud n’épargne rien à ses lecteurs : ça saigne, ça découpe, ça suinte la peur et la douleur, le tout de façon très explicite. Avec ce roman-ci, il raconte comment un collège de plus de 300 élèves va être décimé par un virus fulgurant en une seule journée. Encore une fois, il attaque ce que nos sociétés ont de plus fragile et de plus précieux : les enfants. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’édulcore pas son propos. Adultes et enfants passent par les mêmes épreuves, éprouvent les mêmes terreurs et meurent aussi atrocement. Guéraud ne fait passer aucun message, tout ce qu’il veut, c’est ne pas livrer une littérature calibrée aux jeunes, littérature qui leur donnerait une image embellie de l’univers qui les attend, de l’univers dans lequel ils vivent déjà. Et s’il y a bien une peur qui revient régulièrement dans les médias, c’est celle des maladies contagieuses. Là où les médias rassurent, Guéraud pointe le possible.

mr mercedes« Mr Mercedes » de Stephen King

Par une froide matinée d’avril 2009, un tueur fou dans une Mercedes SL 500 fonce sur une foule de personnes venues chercher un emploi à la foire du travail. Il dira sans cesse que c’est le moment le plus grisant de toute sa vie. Un an plus tard, nous retrouvons l’inspecteur Hodges, retraité de la police, qui était en charge de l’affaire du « Tueur à la Mercedes ». La véritable histoire démarre avec la lettre que lui envoie le tueur. Il lui explique qu’il a pris tellement de précautions que personne ne le retrouvera jamais et que, comparé aux autres tueurs, il ne ressent pas le besoin de recommencer. Hodges, embêté par la vie de retraité, se lance seul sur les traces de ce fou dangereux, bien déterminé à le coincer et l’enfermer derrière les barreaux.

Stephen King réussit encore une fois à nous épater mais en délaissant cette fois le fantastique, en nous offrant ce polar. Malgré le fait que le lecteur connaisse le tueur dès le début de l’histoire, l’intrigue reste captivante et le personnage drôle et parfois vulgaire de l’inspecteur retraité qu’incarne Hodges se conforme parfaitement l’idée que l’on se fait d’un policier américain, ce qui rend l’histoire sympathique et vraiment réaliste. Un vrai petit bijou à consommer sans modération !

charlotte« Charlotte » de David Foenkinos 

Dans son dernier roman, David Foenkinos dresse le portrait de Charlotte Salomon, une jeune artiste peintre allemande qui décédera à l’âge de 26 ans, pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Charlotte a à peine 9 ans quand sa maman est emportée par la grippe, soi-disant… Son enfance est marquée par une tragédie qui frappe la famille de sa mère et par un père très souvent absent qui se consacre à la médecine. Son adolescence et l’entrée dans l’âge adulte coïncident avec l’arrivée au pouvoir du régime nazi. Charlotte est exclue petit à petit de la vie en société… Exilée en France, elle s’investit corps et âme dans la peinture, donnant vie à une œuvre majeure qui sera reconnue bien après sa mort.

Construit sous la forme de phrases courtes qui s’enchaînent, ligne après ligne, le récit est bouleversant,  les mots sonnent juste. L’histoire tragique de cette jeune et brillante artiste est racontée par un auteur qui traduit avec beaucoup de réussite cette envie de partager avec ses lecteurs, le portrait intime et sensible d’une femme remarquable.