Archives Mensuelles: juin 2016

Dites-le avec des fleurs…

Une très sympathique initiative de la classe de 4ème primaire de l’école communale de Belle-Maison!

Attristés par l’état des bacs à fleurs se trouvant devant la bibliothèque, les enfants, motivés et encadrés par leur institutrice Mme Baggio, ont entamé un nettoyage en règle des bacs en question, avant de joliment les garnir.

Un vrai travail de pro, réalisé avec l’appui du service des travaux de la commune! Merci à tous!

 

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Lus et approuvés par vos bibliothécaires

crane« Crâne » de Patrick Declerck

Patrick Declerck est un auteur belge qui s’est notamment fait connaître par une étonnante enquête publiée en 2001 et intitulée « Les Naufragés ». Dans ce récit-témoignage, il racontait son immersion de plusieurs mois parmi les clochards de Paris. Plusieurs romans et recueils de nouvelles ont suivi (« Socrate dans la nuit », « Démons me turlupinant ») écrits dans une langue riche, très imagée et empreints d’un sens de l’humour acide, ultra-réaliste et sans concession. Avec « Crâne », Declerck ne se dépare pas de ce style si caractéristique pour nous faire vivre un épisode marquant de la vie de son double en littérature, Alexandre Nacht, personnage principal de ce roman, atteint depuis plusieurs années d’une tumeur au cerveau. L’épisode marquant en question, c’est le passage quasi obligé, ou fortement recommandé, par la table d’opération afin d’en extraire le maximum de cet indésirable hôte. Lequel passage est précédé d’une série de rencontres avec divers membres du corps médical, entrecoupés de moments d’introspection dans lesquels Nacht évalue sa vie, l’importance de celle-ci au regard de l’histoire humaine, le chagrin que sa mort causerait à ses proches et finalement, sa propre envie de poursuivre l’aventure terrestre. Au long de ces dialogues avec les praticiens et avec lui-même, ce sont ses valeurs que Nacht partage : sa passion pour la littérature, sa fraternité envers quelques humains, son mépris pour les imbéciles et son amour sans limite pour sa chienne.  En moins de 200 pages, il nous livre ainsi, du rire aux presque larmes, un texte touchant par sa sincérité et sa totale absence de complaisance.

interet enfant« L’intérêt de l’enfant » de Ian McEwan

Fiona Maye, 59 ans, est magistrat, à la tête d’une brillante carrière pour laquelle elle a délaissé sa vie personnelle et son époux, Jack, professeur d’histoire. De commun accord, ils ont mis de côté leur désir d’enfant, puis l’ont abandonné au fil des années, privilégiant leurs vies professionnelles respectives. En ce mois de mai, Jack lui annonce qu’il est las de leur vie sans intimité; il veut vivre une grande passion avant de sentir davantage que la vieillesse le rattrape.

Le lendemain, au tribunal, en sa qualité de juge aux affaires familiales, Fiona doit se prononcer sur une affaire particulière : Adam, un jeune homme de dix-sept ans est atteint d’une leucémie et risque la mort si ses parents s’obstinent à refuser, pour des croyances religieuses, la transfusion sanguine qui pourrait lui sauver la vie. Les médecins ont décidé de s’en remettre à la cour. Fiona entend donc les deux parties puis décide sur un coup de tête de se rendre à l’hôpital pour entendre le jeune homme. Une rencontre qui sera tout sauf banale …

Ian McEwan, au travers de ce portrait de femme, emmène ses lecteurs dans le monde froid et sans compassion des tribunaux, sujet sur lequel on comprend rapidement que l’auteur s’est très bien documenté. Il parvient grâce à son élégante écriture à insuffler une forme de musicalité à son récit. En confrontant le droit à la foi, il nous informe mais ne pose pas de jugement : un défi réussi quand on aborde un sujet aussi sensible que celui de la vie d’un enfant. Ian McEwan mêle également avec beaucoup de justesse les préoccupations personnelles et professionnelles de son héroïne. Un roman court et fort à découvrir !