En attendant notre soirée littéraire (1)

D’ici le 13 octobre prochain -jour de la rencontre avec l’auteur belge Nicolas Ancion- nous tenterons de vous donner l’envie de découvrir son univers, son style, ses passions et sujets de révolte en publiant régulièrement des chroniques de ses livres.

Pour commencer, nous allons vous parler de « Quatrième étage », un de ses premiers romans, publiés en  2000 et très joliment republié ce mois-ci chez Espace Nord.

quatrième étage

Bruxelles, par un beau matin d’avril, ciel bleu ensoleillé.

Le quatrième étage de cet immeuble est celui où vivent Thomas Eloy et son épouse Marie. Tous deux sont relativement âgés et Marie, malade et alitée. Dans cet appartement que leur loue un monsieur assez imbuvable du nom de Morgen, il y a également la famille d’Anchuso qui occupe la cuisine la journée ou la salle de bains la nuit (ou inversement), des jumeaux albanais qui vivent dans le couloir et les Varoum, une mère et son fils. Car, oui, Thomas s’est bien acquitté de son loyer chaque mois mais il est en retard pour le loyer des escaliers et également pour celui du couloir. Alors Morgen, vieux lui aussi, mais insensible et riche, a été obligé d’ajouter de nouveaux locataires.

Tout ça, Marie n’en sait rien car Thomas lui raconte des histoires ; des histoires pour la protéger puis d’autres qui l’aident à s’endormir…

Le quatrième étage, c’est là aussi que se rend Serge qui a accepté un peu malgré lui de prendre en charge un dépannage de sanitaires pour le compte de Roger, un vieux plombier pas très enjoué qui attendait impatiemment l’arrivée de son neveu Toni, censé venir lui filer un coup de main, comme souvent ces derniers temps. Mais voilà, Toni a eu un accident auquel Serge a assisté. Tenant à annoncer lui-même la nouvelle au vieux Roger, il emprunte le combi de police et débarque chez lui, mais à peine dit bonjour, Roger le supplie de palier à l’absence de son bon à rien de neveu et l’envoie pour un dépannage urgent.

Tout ça, ce n’est que le début de cet extraordinaire récit que nous sert Nicolas Ancion dans son roman. Plutôt que servir, le terme « raconter » est bien plus approprié car vraiment, quelle histoire et comme elle nous est bien racontée. Au travers de son écriture rythmée, enlevée, les personnages sont vivants, au cœur de situations embarrassantes, enchaînant les quiproquos au fil des pages et mêlant à son récit les pensées de ses personnages, des êtres humains  avec leurs forces et leurs faiblesses. En toile de fond, la ville de Bruxelles, plongée dans la misère. Un roman dense qui n’en a pas forcément l’air au premier regard ; c’est là qu’opère le ton de Nicolas Ancion mêlant situations cocasses et regard sarcastique sur une société qui pourrait bien être celle d’aujour

 

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Publié le 22 septembre 2017, dans coups de coeur, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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