Archives Mensuelles: novembre 2020

LisezVousLeBelge (2)

« Le bonheur est une valise légère » de Franck Andriat

#Lisezvouslebelge #franckandriat

Selma a réussi ; elle en est fière. Titulaire d’un poste d’attachée commerciale au sein d’une grande entreprise, elle consacre sa vie au boulot et est reconnue par son patron qui encense son travail. 

Son amoureux, Rodrigue, ne la comprend guère. Peu importe, elle n’a plus pour lui que moquerie, voire mépris.

Dans le train qui l’emmène vers un rendez-vous professionnel de la plus haute importance, Selma croise Grégoire, un homme qui  respire la sérénité, une personnalité à l’opposé d’elle-même mais qui partage sa passion pour les textes de Jean-Jacques Goldman.  Le début d’un changement de cap pour Selma ? Il suffira d’un signe…

Lu en mars 2020, dans un quotidien chamboulé, avec l’envie de découvrir ce roman de Frank Andriat qui se différencie de la plupart de ses autres écrits, en se rapprochant nettement du genre développement personnel (genre que j’avoue ne pas trop apprécier), sans pour autant renoncer à la plume vive et sensible qui le caractérise.

Plutôt « feel good book » à mon goût et très joliment écrit, « Le bonheur est une valise légère » nous invite à réfléchir à notre mode de fonctionnement et à nos choix, à ce qui nous préoccupe au quotidien, à notre image, sur un ton doux et jamais moralisateur. Une lecture qui permet de prendre du recul et de s’alléger l’esprit.

Lisezvouslebelge?

« L’homme qui valait 35 milliards » de Nicolas Ancion

#lisezvouslebelge #nicolasancion

Parce qu’il glande, qu’il en a marre de l’art contemporain, qu’il aimerait obtenir un poste de prof d’arts plastiques à la Province de Liège, parce qu’enfin la situation des ouvriers d’Arcelor Mittal le révolte, Richard turbine des neurones. Une idée, il est à la recherche d’une idée qui lui permettrait de transcender tous ces problèmes, de montrer que l’art, c’est autre chose,  ça doit vibrer et interpeller et si en plus si ça peut appuyer là où ça fait mal, par exemple sur les abus de pouvoir des grands capitaines d’industrie, c’est encore mieux. Et, de manière inespérée, l’idée surgit : enlever l’un d’entre eux, Lakshmi Mittal, rien que ça, et lui imposer la réalisation d’une série d’œuvres d’art sensées étaler les idées révolutionnaires de Richard au grand jour. Avec l’aide de Léon, ami de toujours, et d’Octavio, ouvrier mittalien sur le carreau, Richard orchestre son plan. Si les premières mesures s’avèrent plutôt réussies, le hasard et d’autres imprévus viendront progressivement gripper la partition initiale.

Publié en 2009, « L’homme qui valait… » porte en lui une partie des thèmes qui seront développés dans « Invisibles et remuants » du même auteur : la dénonciation du capitalisme et des pratiques politiques scabreuses, la pensée unique, l’abrutissement généré par les tâches répétitives mais aussi par les médias et, en filigrane, une critique ironique et mordante de notre mode de vie. Mais limiter l’intrigue à ce volet « social » serait malhonnête et injuste puisque Nicolas Ancion prend soin d’habiller ce fond de plusieurs couches d’humour et de surréalisme proprement réjouissantes. Ajoutez à cela l’ambiance de franche camaraderie qui règne entre Richard, Léon, Octavio et d’autres seconds rôles tout aussi sympathiques,  et vous obtenez un roman belgo-liégeois parfaitement réussi.

Reconfinement : les 2 bibliothèques restent ouvertes

C’est officiel 👍 : les collèges communaux de Marchin et de Modave maintiennent les bibliothèques 📚 en mode « ouvert au public aux horaires habituels ».

📌 Les normes sanitaires resteront strictement appliquées (port du masque, 4 personnes à la fois, gel hydro alcoolique).