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Frank Andriat rencontre des élèves de l’Athénée Royal Prince Baudouin

L’opération « Je lis dans ma commune » organisée chaque année en Communauté française a pour objectif de mobiliser les acteurs locaux autour de projets concernant l’écrit et plus spécifiquement le livre.

La bibliothèque de Marchin-Modave avait choisi,  pour l’édition 2011, de proposer une rencontre public/auteur, en partenariat avec l’Athénée Royal Prince Baudouin de Marchin.

Malgré les soucis d’organisation auxquels nous avons été confrontés en dernière minute,  la rencontre entre l’écrivain belge Frank Andriat et les élèves de 3e année s’est finalement déroulée ce vendredi 6 mai.

Tout juste sortis de la lecture du dernier roman de l’auteur « Je voudr@is que tu… » paru chez Grasset, les jeunes ont  pu questionner Frank Andriat sur ses romans bien sûr mais aussi sur sa manière d’écrire, ses relations avec ses élèves (le romancier est professeur de français dans un établissement d’enseignement secondaire à Schaerbeek) ; l’occasion aussi bien évidemment d’aborder les sujets de ses autres romans mais également d’autres questions.

Cette rencontre qui s’est déroulée dans une atmosphère extrêmement conviviale a permis de « démystifier » quelque peu le métier d’écrivain ; un homme comme vous et nous finalement… se partageant entre l’écriture, l’enseignement et sa vie de famille.

Ce fut également l’occasion pour les étudiants de découvrir le cheminement d’un livre : des premiers mots du manuscrit à la sortie en librairie.

Quelques heures enrichissantes qui auront permis, nous l’espérons, de donner un éclairage particulier aux lectures scolaires, pas toujours appréciées !

La traditionnelle remise des « Chèques Lire » aux enseignants a clôturé la matinée.

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Un polar pour mémoire

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En Champagne-Ardennes, quelques jours avant la date anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv, plusieurs lieux de mémoire sont profanés durant la même nuit. Slogans antisémites, saccages de monuments funéraires et autres tags de croix gammées et celtiques sont ainsi découverts. L’enquête échoue au service du commissaire Lartigue du SRPJ de Reims. Ce dernier oriente immédiatement les recherches de son équipe vers les milieux antisémites d’une part, et nationalistes d’autre part.

Parallèlement, nous suivons le chemin de Martin Thiéry, que la mort accidentelle de sa sœur a bouleversé. Ne croyant pas à la thèse de l’accident de voiture, il cherche désespérément un coupable. En outre, il est obsédé par les injustices du quotidien auxquelles personne ne semble prendre attention. Son métier de relieur lui met un jour entre les mains une édition richement illustrée du ‘Livre de l’Apocalypse’. Certaines images –un ange terrassant un dragon notamment- éveillent en lui des remèdes à ses obsessions.

A la croisée de la route de Lartigue et de Martin Thiéry, un homme : Abélard, porte-parole philosophe des sans-abris de la région. Ce dernier décèlera très rapidement la fragilité psychologique de Martin et tentera de lui venir en aide. Mais son action humaniste et pacificatrice lui vaudra de se retrouver dans la ligne de mire de ceux-là même que le commissaire Lartigue pourchasse.

Sur base de faits historiques avérés et qu’il n’est jamais inutile de rappeler, Philipe Bradfer construit une histoire policière qui n’a rien d’un prétexte. S’il ne manque pas de s’appuyer sur ces faits pour nous mettre en garde contre un regain des idées d’extrême droite, Bradfer n’en néglige pas pour autant le suspense.

Les amateurs de romans policiers dans lesquels le suspense ne faiblit jamais auront peut-être du mal avec ce bouquin. Tout d’abord, il y a un message –et l’on sent que l’auteur y tient : le nazisme, c’était il y a soixante ans et les plus jeunes, peu au fait de ses véritables ravages, se laissent trop facilement séduire par la simplification de son idéologie. Ensuite, l’intrigue n’est guère échevelée. Même si l’on ne peut parler d’un polar psychologique (à l’image d’un roman de Rendell par exemple), il faut reconnaître que tant le cadre (la Champagne-Ardenne) que les personnages au look de ‘monsieur-tout-le-monde’ nous donnent presque envie de parler de ‘polar rural’. Sans aucune arrière-pensée péjorative, au contraire.

Pour la prochaine réunion du Cercle de Lecture

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Comme vous le devinez, le livre qui sera présenté lors de la prochaine réunion du Cercle de Lecture est :

Le bonheur dans le crime’ de Jacqueline Harpman

Petite présentation du livre, par son éditeur :

Un conducteur coincé dans un embouteillage, un jour de tempête à Bruxelles, est arrêté devant une maison de style éclectique. Fasciné par les habitants de cette demeure, il raconte leur histoire à la personne qui l’accompagne. Étrange maison, en réalité, pour une étrange famille, les Dutilleul. Il y a Emma, la grand-mère qui aime choquer ; Simone et Philippe, les parents professeurs qui sont aspirés par la tornade qu’est leur vie familiale ; ainsi que les quatre enfants : Emma, Clément, Delphine et Hippolyte, autour desquels se noue l’intrigue. À mesure que le récit progresse, des relations défendues se tissent entre les protagonistes et s’installe une atmosphère pesante où folie, suicide et « bonheur dans le crime » se côtoient.

Jacqueline Harpman est l’auteur d’une dizaine de romans parmi lesquels La plage d’Ostende, Moi qui n’ai pas connu les hommes, Orlanda (prix Médicis) et La dormition des amants. Elle a publié Mes Œdipe au Grand Miroir (2006). Elle vit à Bruxelles où elle est psychanalyste.